Contre la concertation, pour la coordination nationale des délégués des AG

Tous les syndicats se sont rendus aux assises du gouvernement. Le 26 mars, le Snesup-FSU, la Ferc-Sup CGT, Sud éducation, l’Unef et l’Union étudiante en sortent parce qu’elles sont « un semblant de concertation ». Les syndicats n’appellent donc pas les travailleurs et les étudiants au combat, mais demandent au gouvernement plus de concertation…

Entre 2009 et 2024, la dotation par étudiant de l’État a chuté de 18,5 %. Tous les établissements universitaires auraient voté un budget déficitaire pour 2026. Le CNRS accuse un déficit de 239 millions d’euros. Les universités gèrent leur « masse salariale » que l’État ne compense pas. À Toulon, le nombre d’heures d’enseignement a chuté de 10 % pour la nouvelle offre de formation. À Bordeaux Montaigne, la présidence évoque la suppression de 40 000 heures de cours.

Le gouvernement a augmenté de 350 millions d’euros le budget du ministère et de 750 millions d’euros celui de la Mires. Une goutte d’eau !  Pour les syndicats de l’ESR il manque 8 milliards d’euros. Mais le 2 mars, le gouvernement annonce 8,5 milliards d’euros supplémentaires… pour acheter des munitions !

Les universités deviennent des « universités-entreprises » où il faut vendre des formations et des services. EPE et Grands établissements les transforment en succursales du patronat et les Comp permettent à la bourgeoisie de décider de l’offre de formation.

Le ministre veut l’augmentation des frais d’inscription à « un niveau soutenable ». Comme à Nice où des diplômes locaux agrées comme master atteignent 4 000 euros ?

Déjà les frais d’inscription pour les étudiants étrangers (hors UE) sont à 2 850 euros en licence et 3 879 euros en master. L’Inspection générale des finances préconise d’augmenter ceux pour les étudiants français à la même hauteur.

Les conseils votent le budget, le recrutement, la création de filiales, la vente de services, les frais d’inscription pour les étudiants étrangers, pour les diplômes locaux… En EPE, ils sont devenus des CA d’entreprises. Les capacités d’accueil, les Comp 100 seront votés par les CA d’université. Toute participation à ces conseils légitime l’application de la privatisation et de l’austérité dans chaque université.

Contre l’austérité et la privatisation, pour les assemblées générales étudiants et travailleurs, la coordination nationale des délégués des assemblées pour construire la perspective de la grève générale de l’ESR. Aucune participation aux Assises des universités ! Sortie des conseils de cogestion et des instances de participation !

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