Du 20 au 24 avril, s’est tenu à Dijon le 26e congrès national de Force ouvrière.4 000 délégués étaient amenés à se prononcer sur le bilan de la direction sortante, élire la prochaine et décider la ligne de la confédération.

La Charte d’Amiens
La résolution générale des congrès s’ouvre rituellement sur une référence à la charte anarchosyndicaliste de 1906. Celle de 2026 ne fait pas exception.
FO est née en 1948, au moment de la guerre froide, du départ d’une aile de la bureaucratie de la CGT, alors contrôlée étroitement par les staliniens du PCF. La scission a été menée avec l’aide du PS-SFIO et d’anarchistes. Restée dans l’ombre de la CGT, la troisième centrale syndicale du pays (elle revendique 500 000 syndiqués) est dorénavant talonnée par la CFE-CGC aux élections professionnelles ce qui inquiète la direction de FO davantage que les attaques du gouvernement contre la classe ouvrière. FO est aussi moins dynamique que Solidaires, une confédération supplémentaire plus récente résultant de l’expulsion par la bureaucratie de la CFDT de ses « moutons noirs » au moment de son « recentrage » de 1976-1981.

Pour justifier son existence et la division syndicale (qui atteint des sommets inouïs en France), la bureaucratie de FO argue de son « indépendance envers les partis » et agite, comme le pape le crucifix, la Charte d’Amiens adoptée par la CGT en 1906.

Les pères de l’anarchisme privilégiaient l’individu (Stirner), voulaient généraliser à toute la société le sort des paysans indépendants et des artisans (Proudhon), misaient sur le soulèvement des paysans pauvres et des déclassés (Bakounine).
Devant la montée de la classe ouvrière, prédite par le socialisme scientifique (Marx, Engels), un courant de l’anarchisme se tourne vers les travailleurs salariés tout en conservant l’abstention politique commune aux putschistes bakouninistes et aux réformistes proudhoniens. Le « syndicalisme révolutionnaire » est un parti lié au prolétariat mais qui refuse d’apparaitre comme tel et de contester le terrain électoral aux partis bourgeois. Telle est la base de la charte d’Amiens adoptée par le 9e congrès de la CGT en 1906 (834 voix pour, 8 contre, 1 abstention) :
- les partis ne servent à rien,
- la grève générale suffira à abattre le capitalisme,
- c’est le syndicat qui gèrera la société future.
Dans la CGT d’alors, on trouvait les représentants de la majorité opportuniste du PS-SFIO de Jaurès. Elle était partisane de l’alliance avec le Parti radical (un front populaire avant la lettre) et avait soutenu la participation du « socialiste » Millerand au gouvernement bourgeois en 1899. Les réformistes Keufer et Jusserand, qui tenaient la fédération du livre, et les anarchosyndicalistes Griffuelhes et Pouget, qui étaient à la tête de la confédération, s’accordèrent pour séparer arbitrairement la lutte économique (réservée à la CGT) et la lutte politique (réservée au PS-SFIO et conçue comme électorale et parlementaire).
Le porte-parole de la fédération du livre, Jusserand, déclara que le Livre se ralliait à la proposition de Griffuelhes au nom de l’indépendance syndicale, mais qu’il maintenait ses réserves concernant le recours à la grève générale. (Jacques Juillard, « La charte d’Amiens, cent ans après », Mil neuf cent, revue d’histoire intellectuelle n° 24, 2006)
Ainsi, chaque appareil n’avait aucun compte à rendre. On s’éloigne de la conception défendue auparavant par la 1re Internationale.
Les syndicats doivent maintenant agir comme foyers d’organisation de la classe ouvrière dans le grand but de son émancipation radicale. Ils doivent aider tout mouvement social et politique tendant dans cette direction. (1er congrès de l’AIT, Résolution sur les syndicats, 1866)
Bien que, au début du 20e siècle, le phénomène de corruption des dirigeants syndicaux, comme des parlementaires, par le patronat et l’État fût déjà à l’œuvre à l’échelle internationale, la charte d’Amiens ne visait pas l’indépendance du syndicat vis-à-vis de l’État bourgeois.
Cette omission facilitera en 1914 le ralliement de Léon Jouhaux, le secrétaire général de la CGT, à « l’union sacrée ». En contrepartie, les bureaucrates syndicaux, Jouhaux en tête, bénéficieront de sinécures octroyées par l’État bourgeois au lieu d’être conscrits et envoyés sur le front, comme des millions de travailleurs de base. Jouhaux exclura les militants communistes de la CGT en 1921, associera la CGT au Front populaire noué par le PCF et le PS-SFIO avec le Parti radical en 1935, tentera en vain de courtiser le maréchal Pétain à Vichy en 1940, soutiendra avec Frachon le gouvernement bourgeois du général de Gaulle en 1944 et sera un des instigateurs de la scission de la CGT en 1948.
Aujourd’hui, en France, le courant anarchosyndicaliste est émietté : il s’exprime directement par des CNT divisées et est plus présent dans Solidaires et dans la FSU (Émancipation) que dans FO.
La trahison du mouvement contre les retraites
L’appareil de FO est secrètement partagé, en coulisse, entre deux factions dissimulées aux yeux des syndiqués : environ 2/3 de « réformistes » autour du secrétaire général Souillot et 1/3 de « trotskystes » du POI et du PT. Grâce à eux, la direction n’a pas eu à répondre du bilan accablant, depuis le 25e congrès tenu en juin 2022, de la collaboration de classes et de ses fruits amers pour la classe ouvrière :
- la « négociation », tout au long de 2022, du projet du gouvernement Macron-Borne pour repousser à 64 ans l’âge de départ à la retraite ;
- la participation au printemps 2023 à l’Intersyndicale (menée conjointement par la CFDT et la CGT) qui a empêché la grève générale, qui a dévié la combattivité dans des « journées d’action », fait diversion dans l’appel (vain) au Conseil constitutionnel, effacé toute barrière de classe en appelant à l’aide le parlement (incluant le RN).
Oubliée, au printemps 2023, la Charte d’Amiens !
Le syndicat préconise comme moyen d’action la grève générale. (CGT, Charte d’Amiens, 1906)
Depuis, d’autres forfaitures
- La signature en décembre 2024 conjointement avec les organisations patronales d’une tribune appelant à la stabilité politique de la République bourgeoise. Mettre dans le même bateau les « millions de salariés » et les « chefs d’entreprise » renie évidemment de plein fouet l’aspect correct de la « Charte d’Amiens ».
La lutte de classe oppose sur le terrain économique les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. (CGT, Charte d’Amiens, 1906)
- La signature en novembre 2024 d’un accord sur l’assurance chômage et l’emploi des séniors sabrant 2,6 milliards d’euros sur le dos des chômeurs, particulièrement des plus âgés ;
Si nous n’avions pas signé l’accord assurance-chômage, l’État aurait repris la main. Soyons fiers de cet accord. (Laurent Rescanières, secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs de l’alimentation, 22 avril)
- L’accord sur les ruptures conventionnelles en mars 2025 réduisant de 3 mois la durée d’indemnisation chômage des salariés concernés alors même que la bureaucratie de FO feint de lutter contre ce genre de mesure.
Le congrès s’oppose au durcissement des conditions d’ouverture des droits, à la réduction de la durée d’indemnisation, à la dégressivité et autre diminution du montant de l’indemnisation. (Résolution sociale, 24 avril)
Toutefois pas d’esclandre durant ce congrès, l’appareil de FO a pu comme toujours compter sur la servilité des adjoints lambertistes de LFI, filtrer les mandats, s’assurer la paix dans l’entre-soi bureaucrate, comme le révèlent les lambertistes mis sur la touche.
Un verrouillage préalable commun aux trois fédérations… L’attelage métallurgie-défense-enseignement s’est assuré du contrôle du congrès. (Tribune des travailleurs, 29 avril)
Pour que les deux cliques se congratulent à la fin.
Au lendemain de l’ultime journée du congrès de la centrale, le Comité confédéral national, son « parlement » qui compte 3 000 membres, l’a reconduit au poste de secrétaire général par un peu plus de 98 % des voix. Il était le seul candidat en lice. (Les Échos, 25 avril)
Pas d’autre horizon que le salariat et la collaboration de classe
Dans l’œuvre revendicative quotidienne, le syndicat poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme : il prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste. (CGT, Charte d’Amiens, octobre 1906)
Toute organisation syndicale doit répondre, au moins sur le papier, aux aspirations des salariés à vendre le mieux possible leur force de travail. Par conséquent, le congrès réclame un salaire minimum égal à 80 % du salaire médian (soit environ 1 750 euros net par mois), l’échelle mobile des salaires, la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités mais, alors que la Charte d’Amiens prônait la grève générale, la direction de FO mise, elle, sur la « négociation collective ».
Contrairement au syndicalisme révolutionnaire (et à la Charte d’Amiens qui appelait à « l’abolition du salariat » et à « l’expropriation capitaliste »), pour la bureaucratie de FO comme pour les partis ouvriers bourgeois (PS, LFI, PCF), le capitalisme n’est pas un problème et l’État n’est pas son rempart. Comme pour les autres bureaucraties syndicales, le capitalisme serait victime de la finance (un thème récurrent des fascistes des années 1920-1930).
Le congrès exige une règlementation contraignante des marchés financiers, à travers notamment une interdiction des instruments spéculatifs… Il est impératif de remettre la finance à sa place, au service de l’économie réelle, de la transition énergétique, de la société et du progrès social. (Résolution générale, 24 avril)
C’est un mauvais partage des richesses qui est la cause des difficultés des travailleurs.
Le congrès rappelle le rôle central de la négociation collective dans la redistribution des richesses produites par le travail, à travers les salaires. (Résolution sociale, 24 avril)
Et puisque le but n’est pas le renversement du capitalisme, la direction est tournée vers la collaboration avec le patronat et l’État bourgeois.
En dépit d’un dialogue social, de nombreuses fois mis à mal ces dernières années, Frédéric Souillot a assumé de « maintenir le dialogue avec les pouvoirs publics (…) Ne pas y être, c’est ne pas porter la contradiction et puis la politique de la chaise vide, ce n’est pas la politique de Force Ouvrière. » (Frédéric Souillot, Discours d’ouverture, 20 avril)
La direction confédérale veut continuer à siéger dans le Conseil économique, social et environnemental ou le Conseil d’orientation des retraites, à cogérer la sécurité sociale et le régime de l’assurance chômage avec le patronat.
Le congrès réitère sa revendication pour une gestion paritaire du salaire différé sans tutelle de l’État. (Résolution sociale, 24 avril)
Autrement dit, il est normal que le patronat ait son mot à dire sur la part des salaires qui est collectivisée.
Bavardage sur la paix et soutien camouflé au militarisme
Dans un capitalisme en déclin, où les classes dominantes déchainent la guerre commerciale menaçant de plonger le monde dans la guerre tout court, la bureaucratie chauvine, comme son homologue de la CGT, s’aligne sur le capitalisme français sous couvert de « protectionnisme social ».
Le congrès appelle à mettre en place de réels mécanismes antidumping aux frontières de l’Europe, voire des mesures protectionnistes, pour garantir la mise en œuvre des mesures sociales et environnementales auxquelles aspirent tous les travailleurs. (Résolution générale, 24 avril)
Comme la franc-maçonnerie, tous les démocrates bourgeois et, à leur suite, leurs perroquets réformistes, FO bavarde sur « les peuples », « les libertés » mais sans dire que les États-Unis doivent quitter l’océan Indien et la mer Méditerranée, que la Russie doit se retirer d’Ukraine, que la colonisation doit cesser sur tout le territoire de la Palestine.
Pour le Pain, pour la Paix, pour la Liberté. Le congrès condamne toutes les tyrannies, dictatures et systèmes qui asservissent les peuples, limitent ou détruisent les libertés… Le congrès refuse l’augmentation sans fin des dépenses militaires au détriment du service public, et incompatible avec la satisfaction des revendications. Il exige le cessez-le-feu partout dans le monde, en particulier en Ukraine, en Iran, au Liban ainsi que l’arrêt des massacres en Palestine. (Résolution générale, 24 avril)
La confédération laisse les syndicats FO qui le désirent « prendre des initiatives » mais ne décide pas de mener campagne elle-même pour empêcher la guerre impérialiste, ni pour bloquer le budget de l’armée impérialiste française.
Le Congrès appelle ses syndicats à prendre les initiatives nécessaires pour empêcher la guerre. (Résolution générale, 24 avril)
Face aux tensions inter-impérialistes et aux guerres qu’elles entrainent, la bureaucratie de FO, comme celle de la CGT et le gouvernement français, s’en remet à l’ONU.
Pour FO, fidèle à son attachement de toujours pour la paix, sa devise « pain, paix, liberté », incarnée dès ses origines par son fondateur Léon Jouhaux, prix Nobel de la paix en 1951, est plus que jamais d’actualité. FO appelle à l’arrêt immédiat des opérations militaires, au respect du droit international et à la mobilisation de la diplomatie, soutenue par les Nations unies, pour garantir une paix juste et durable, et la justice sociale. (Frédéric Souillot, Éditorial FO, 18 mars)
Lénine décrivait en octobre 1920 la SdN, l’ancêtre de l’ONU (adulée par Jouhaux et Blum), comme une « association de forbans ». L’ONU a entériné la colonisation sioniste en 1947, soutenu la guerre de Corée contre la révolution chinoise en 1950, a ratifié le plan Trump contre les Palestiniens en 2025.
Pour ne pas pénaliser « sa » bourgeoisie, FO se garde d’organiser le boycott de tout transport d’armes à destination d’Israël. Pire, prenant prétexte des 250 000 emplois liés à l’industrie capitaliste d’armement en France, certains bureaucrates défendent ouvertement la hausse des budgets militaires de l’impérialisme français.
FO défend l’industrie, y compris celle de la défense. Ce n’est pas le beurre ou les canons ! Sans ces usines, des territoires vont s’appauvrir et des services fermeront. (Valentin Rodriguez, secrétaire général de FO Métaux, 23 avril)
J’ai entendu : « De l’argent pour l’hôpital, pas pour les Rafale ». Mais ce doit être les deux. (Frédéric Souillot, 23 avril)
Le mythe de l’indépendance de FO
Évidemment, les partis politiques, y compris les partis bourgeois, se mêlent toujours des affaires des syndicats. Ainsi, le parti gaulliste UNR-UDR-RPR-UMP-LR avait autrefois une certaine influence dans FO ; aujourd’hui, c’est plutôt le parti fascisant RN-FN.
Au premier tour des élections législatives de 2024, 27 % des électeurs « proches de FO » avaient voté RN contre 17 % pour les « proches de la CGT » selon un sondage Toluna, 34 % contre 24 % selon Harris Interactive. Voilà qui explique, plus que la Charte d’Amiens, la « neutralité » de la confédération (comme celle de la CGC-CFE) lors des consultations électorales.
Le 5 juillet 2025, au nom de la neutralité politique des syndicats, FO et la CGC-CFE du Bas-Rhin avaient donné la parole à un député RN, lors d’une « marche blanche » organisée à Mertzwiller par une large intersyndicale. Souillot était présent quand les nervis de Bernhardt ont molesté des militants de la CGT, des SUD qui protestaient.

Bien que les directions de la CFDT, de la CGT, de Solidaires et de la FSU se soient plus d’une fois adressés à « tous les parlementaires », aient encouragé plus d’une fois des votes à l’Assemblée nationale avec les députés RN, elles ont accusé de connivence un peu trop visible leur concurrente de FO. Celle-ci a donc tenté de faire oublier l’affaire de Mertzwiller. Elle s’inscrit, comme ses homologues, dans le consensus « républicain »… qui inclut les prébendes étatiques accordées aux bureaucraties syndicales.
Je suis, nous sommes antifascistes, attachés à la démocratie et à république une et indivisible… Restez libres et indépendants. Indépendants face au pouvoir exécutif et à toutes les forces politiques qui tentent de nous diviser. (Frédéric Souillot, Discours de clôture, 24 avril)
On doute que la « république une et indivisible » si chère aux partis réformistes, celui de Mélenchon inclus, soit conciliable avec l’indépendance de la Kanaky.
La syndicalisation des flics

Dans la salle du congrès, sans que les soi-disant anarchosyndicalistes et les prétendus trotskystes protestent, figuraient les chefs de FO Justice très implantée parmi les matons et d’Unité SGP Police-FO qui avait obtenu plus de la moitié des votes lors des élections professionnelles de 2022 dans la police nationale.
« Les policiers ont une cote de popularité comprise entre 70 et 80 % auprès des Français. J’espère que nous aurons la même popularité dans cette salle », prévient d’emblée son secrétaire général. Gregory Joron assure que son syndicat représente « la base de la police » et a apporté son soutien au bilan de la direction confédérale sortante. (L’Humanité, 24 avril)
Les « revendications » des « syndicats » de policiers (qui votent comme les militaires de métier majoritairement RN) sont antagoniques au mouvement ouvrier. L’appareil réformiste a coopté le secrétaire général de la police.
Grégory Joron a été élu membre de la commission exécutive confédérale. Cette élection représente un fait notable pour la représentation du syndicalisme policier. (Actu Police, 29 avril)
Pour une tendance lutte de classe dans FO et dans tous les syndicats
À peine réélu, le secrétaire général tend un marchepied au patronat pour les prochaines attaques contre les droits acquis.
Les organisations patronales pensent retraites par répartition, de base, avec un étage de capitalisation, de retraites par point aussi mais ce qui semble moins ancré qu’en 2019. On peut mener une négociation et qu’on ait ce débat entre nous avant la présidentielle. Sinon en 2027 on repart pour la foire du Trône. (Frédéric Souillot, Midi Libre, 7 mai)
S’il avait eu des « trotskystes » aussi nombreux que le prétend la presse bourgeoise, il n’y aurait pas eu adoption du rapport d’activité à presque 90 % des votes ni réélection de l’héritier de Jouhaux à plus de 98 %.
Il ne s’agit pas de choisir entre les multiples chapelles syndicales qui empoisonnent la conscience des salariés par le républicanisme et le chauvinisme, entre des bureaucrates qui les trahissent à chaque échéance. Les travailleuses et les travailleurs conscients doivent se regrouper en tendance lutte de classes :
- Aucune négociation des plans antisociaux ! Boycott des institutions de collaboration de classe (CESE, COR…) ! Expulsion du patronat de toute la sécurité sociale !
- Abrogation de toutes les lois antisociales ! Fin des licenciements collectifs ! 400 euros d’augmentation de salaire pour tous ! Réduction du temps de travail sans baisse de salaire et avec embauche pour compenser ! Expropriation du grand capital !
- Protection des femmes ! Intégration des précaires ! Mêmes droits pour les travailleurs étrangers !
- Pas de flics ni de matons dans nos syndicats ! Autodéfense contre les flics, les « agents de sécurité » patronaux et les nervis fascistes ! Dissolution de l’armée professionnelle et des corps de répression ! Armement du peuple !
- Aucune rémunération de permanent syndical au-dessus des salaires de ceux qu’il dit représenter ! Rotation des postes syndicaux ! Un seul syndicat démocratique et indépendant du patron dans chaque entreprise ou administration ! Une seule fédération dans chaque branche ! Une seule confédération indépendante de l’État, avec droit de tendance !
- Assemblées générales communes pour discuter et lutter ! Élection de délégués révocables par les AG pour coordonner nos luttes à l’échelle locale, régionale et nationale !
- Gouvernement des travailleurs basés sur les coordinations élues ! États-Unis socialistes d’Europe !
13 mai 2026
