Pour l’autodéfense contre les flics et les fachos

Le 14 février, le groupe fasciste Nemesis tente de perturber une conférence de la juriste et députée LFI d’origine palestinienne Rima Hassan à l’IEP de Lyon. Des néonazis lyonnais se postent en amont du meeting à quelques centaines de mètres de Science Po et attaquent les antifascistes qui ripostent. Deranque, décède. Il était un fondamentaliste chrétien, ancien membre de l’organisation fasciste Action française, passé ensuite aux groupes qui se nomment « identitaires » Allobroges et Audace Lyon (ex-Bastion social). À l’annonce de sa mort, les fascistes s’en prennent aux locaux de LFI, à Metz, Lille, Tours, Belfort… À Lyon, ils vandalisent la mosquée Koba de la Croix-Rousse, la librairie La Plume noire et le local de Solidaires.

Pourtant, l’Assemblée nationale se lève unanimement pour un hommage à un nazi. Mais pas de minute de silence pour Hichem Miraoui, pour Federico Martin Aramburu, pour Mahamadou Cissé, pour Djamel Bendjaballah, pour Angela Rostas, pour Ismaël Aali, et tant d’autres tués pour des motifs racistes.

Le capital français, avec l’aide de son État, de tous ses partis, de ses médias utilise le décès de ce fasciste pour renvoyer dos-à-dos fascistes et antifascistes et tenter d’interdire à la classe ouvrière de se défendre contre les nervis fascistes et la police.

Pour un syndicalisme de combat se prononce pour la défense de LFI contre la campagne de la réaction, pour la protection ouvrière contre les flics et les fachos, pour le front unique ouvrier des partis et des syndicats pour protéger les manifestations et les grèves, les locaux du mouvement ouvrier et des organisations d’opprimés, les quartiers populaires.

11 mars 2026

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