Le projet de budget donne la priorité à l’armée, à la police et au versement d’intérêts au capital. Pendant ce temps, la santé publique et l’enseignement public sont ravagés.
Dans les lycées, la sélection (Parcoursup…), les classes surchargées, les bâtiments transformés en saunas ou en frigos selon la saison, les toilettes insuffisantes, le manque d’enseignants, d’agents, d’assistants d’éducation, de soignants, etc. révoltent légitimement les élèves. Plus de 1 000 lycées se sont déjà mobilisés, auxquels le gouvernement a répondu par une répression systématique et brutale, facilitée par le détournement de la lutte pour les revendications vers la destruction et l’agression de travailleurs d’établissements scolaires, opéré par des individus étrangers aux lycées concernés.
Tout en élaborant un budget militariste, tout en matraquant et en calomniant les lycéens, le gouvernement Macron-Lecornu-Nuñez-Darmanin-Geffray propose aux organisations de jeunes en formation, aux fédérations de parents d’élèves, aux syndicats de l’enseignement privé, aux syndicats de l’enseignement public une « plateforme de concertation ».
Mais ni les journées d’action saute-moutons, ni la « concertation » avec le gouvernement ne donneront satisfaction aux revendications. Pour gagner, il faut la grève générale de toute l’éducation nationale ! Tous les syndicats, tous les partis et organisations se réclamant de la défense des lycéens, étudiants et travailleurs doivent y appeler dans l’unité !
L’assemblée générale des grévistes du premier degré de l’enseignement public réunie à Lille à l’appel du Snuipp-FSU se prononce pour :
- Libération immédiate de tous les lycéens arrêtés, levée de toute poursuite contre les lycéens !
- Assemblées générales communes dans tous les établissements scolaires et universitaires, travailleurs de l’enseignement ensemble avec les lycéens et les étudiants pour adopter les revendications, décider de l’action !
- Coordination par des comités élus et révocables à l’échelle urbaine et nationale !
- Service d’ordre lycéens-étudiants-travailleurs de l’enseignement pour se protéger des violences policières comme des provocateurs !
- Retrait du projet de budget militariste ! Aucune concertation avec le gouvernement tant qu’il maintient le budget et réprime les lycéens !
6 octobre 2026
(6 pour, 2 contre, 1 abstention)
