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Le gouvernement veut écarter les pauvres de l’enseignement supérieur

Nos étudiants, des travailleurs en devenir, occupent déjà pour près de la moitié d’entre eux un emploi salarié, faute de pouvoir financer leurs études. Pour autant, les gouvernements de la bourgeoisie ne supportent pas que les enfants de travailleurs accèdent plus massivement à l’université, parce que leur capacité de mobilisation n’est plus à démontrer (1968, 1986, 1995, 2006, 2023…) et que les économies n’épargnent que les riches. En moins de dix ans, ils ont de plus en plus été la cible du gouvernement, avec un renforcement sans précédent de la sélection, en Master sous Hollande puis en Licence sous Macron. Le gouvernement veut en finir avec les CROUS, qui ont déjà perdu beaucoup de leur autonomie, et aujourd’hui les étudiants devraient payer la privatisation de l’université. Le gouvernement entend faire payer plein pot les études supérieures (sachant qu’il n’est déjà pas gratuit de se nourrir et de se loger, les files interminables d’étudiants dépendant de la charité et non des droits sociaux s’allongeraient encore). Il s’en est d’abord pris à la fraction la plus fragile des étudiants, les étrangers extra-européens qui se sont vus, en guise de « Bienvenue en France », infliger des frais d’inscription quinze fois supérieurs à ceux que payent les autres étudiants (la plupart des universités ont d’abord pris en charge ces frais, elles le font de moins en moins), et il envisage, dans son projet de budget, de supprimer les APL pour les étrangers, soit 300 000 personnes. Il veut maintenant cibler tous les étudiants en envisageant d’augmenter les frais d’inscription, comme le dit un rapport récent du Sénat. Et ceux qui en souffriront ne sont pas les enfants de la bourgeoisie que l’on trouve dans les grandes écoles ou dans les formations privées, mais les enfants des travailleurs qui ont réussi à accéder à l’université. Ce sont eux qui devraient payer, pour financer les militaires et les policiers que l’État veut recruter, les impôts que la bourgeoisie refuse d’acquitter. À eux de survivre au chômage et à la précarité. Les étudiants, avec les travailleurs de l’enseignement supérieur et des CROUS, doivent s’organiser pour vaincre le gouvernement Macron-Lecornu : contre la suppression des APL, pour le retrait des projets de budget, pour l’abrogation du plan mal nommé « Bienvenue en France », pour la gratuité de l’enseignement supérieur !
 

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